Ta parure s'évapore à mesure qu'apparaissent
Des seins aux aréoles boréales aveuglantes.
Soupire-moi encore de ces allants de maîtresse,
De ces tenants qui décolent, de ces ouï-dires qui pimentent.
Des embruns se détachent, pour former un halo,
De vapeurs d'Orient, aussi limpides que ton coeur.
Désormais je délace les cordons du rideau
Découvrant dans l'extase, la fraîcheur d'une fleur.
Flageolant sous les goûts qu'un sel sucré exhale.
J'attarde mes prunelles, sur l'éclat de tes étoiles.
Milles nuits pour chérir, ce que ton corps m'éveille;
Une manne de coïts, notre horizon dévoile.
Ta main flotte dans l'air, s'avance telle une vergue.
Mue par un instinct, sa voile gonflée renverse
Tout sur son massage. Ta main est une exergue,
Nue sur ce terrain, où l'on vit de promesses ...
Où l'on vit de présages ...
Que de sensibilité à fleur de peau, que de subtilités dans ce poème, que d'allégories et de jolies associations (aréoles boréales...).
J'adore cet aspect à la fois lunaire et arlequin que tu révèles...
Et cette "main comme une exergue" qui donne la tonalité sensuelle de ton poème et l’enveloppe de cette aura évanescente !
C’est sublime… J’adore et te le dis en toute sincérité.
Bravo et encore !!!!!!!!!!!!!!
Plein de baisers
Elise
E&M