Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /2010 19:18

Je sortais de ma séance de psychothérapie hebdomadaire. Le soleil tapait mollement pour la mi-juin, mais m'éblouissait après cette heure d'obscurité mentale. 

Rien à faire avec cette psy! J'avais beau lui jeter en pâture des morceaux de choix, j'étais confronté à un mur d'argumentations impersonnelles et à côté de la plaque. Mais bien que ce régime ne portât pas ses fruits, je continuais après une année à supporter ce chassé-croisé intellectuel dans le double espoir qu'elle me révèle une terre vierge pour me rebâtir, mais également qu'elle daigne enfin bouger et décroiser ses satanées jambes merveilleusement galbées!

J'avais affaire à la première psychiatre playmobil, n'ayant aucune capacité désarticulatoire, elle restait vissée à son fauteuil d'une semaine sur l'autre, même position, même style vestimentaire, sa faculté d'immobilisme confinant au mannequinat d'une devanture du salon de l'habitat.

Je balançais pourtant tout pour lui dérider le sphincter! Enfance terne et diaphane, parents gauchistes dépressifs, amourettes sur le tard bien que très tôt attiré par le sujet, grandes écoles et petites vertus, premiers boulots et dernières illusions, la trentaine assumée mais consumée par tous ces aléas accumulés qui formaient l'humus de mes névroses actuelles. Mais non, rien n'y faisait, elle se contentait d'arborer un stoïcisme benêt à mon encontre, récitant sans rythme des plages entières de concepts psychiatriques dont je me sentais totalement étranger. 

En vrai stakhanoviste du verbe, je débitais ainsi des tonnes de souvenirs histoire de titiller une curiosité même futile, de faire naître une petite étincelle grivoise dans ses prunelles étrangement grises, mais non, le tissu de sa courte jupe ne prenait jamais une ride, sa chevelure brune n'ondulait que par les reflets du soleil perçant les stores, et son décolleté ne se gonflait guère que d'un air parcimonieux ... 

Je la quittais donc une nouvelle fois déçu mais déterminé à trouver la faille.
Et puis la semaine suivante, après avoir fait mes devoirs et fait le plein de souvenirs tout frais, je tapotais le digicode pour rentrer dans la petite cour ombragée jouxtant le cabinet, et alors que j'allais sonner à sa porte, une voix dans le recoin sous le tilleul:
-Bonjour Day!
Je tournais la tête pour voir ma psy, assise dans un fauteuil en osier, jambes croisées. Chose épanouissante, elle avait troqué son tailleur strict pour une robe courte fraîche et légère, blanche et zébrée de rouge.
-Euh... bonjour ... je me suis trompé d'heure pour le rendez-vous?
-Non, non, nous avons bien rendez-vous, mais je vous propose de le faire ici, dans la cour.
Il fait un temps splendide, ce sera plus agréable, non? 
-Euh... oui... mais ... comme ça, dehors, c'est un peu gênant, non?
- Il n'y a aucun vis-à-vis et la cour est bien insonorisée, personne ne pourra nous entendre.
Elle désigna sans attendre le fauteuil en face d'elle. En m'asseyant, je me rendais compte que sa voix aussi avait changé. De froide et mécanique, elle était devenue suave et engageante!

-Bien, dit-elle, j'ai fait du tri dans vos remarques de ces dernières séances, et je pense que le moment est venu de passer à l'étape suivante, qu'en pensez-vous?
-Hum... oui, pourquoi pas! C'est vous la psy!
-Très bien! Vous allez donc commencer par un exercice concret, Day! Vous allez vous lever, défaire votre ceinture, déboutonner votre jean et le faire glisser avec votre caleçon jusqu'à vos chevilles, lentement. Puis, vous vous assoirez et vous vous masturberez devant moi!

Je la regardais! Je venais de franchir un cap dans mes fantasmes, parce que j'étais maintenant en pleine hallucination auditive! Je venais de l'entendre me demander de me branler devant elle!?
-Oui, exactement, c'est ce que je vous ai demandé! En n'oubliant pas bien sûr d'aller au bout de votre jouissance en éjaculant!

-Quoi??  ........... (30 secondes de pause) .......enfin ... je ne comprend pas ... quel rapport avec ma psychothérapie?
-Justement, il s'agit d'un exercice en total raccord avec la progression de votre thérapie!
-C'est que ... non ... enfin quoi, vous êtes sérieuse?? Comment voulez-vous que je fasse une chose pareille? Devant quelqu'un que je ne connais pas! Non, sérieusement, c'est une blague, c'est ça? Vous vouliez voir ma réaction?

- C'est au contraire très sérieux, Day ... et devant ma stupéfaction, elle ajouta en souriant:
Allons, je suis sûr que cela ne sera pas aussi difficile que vous le dites! Et puis, il suffit de vous observer lorsque je récite des passages soporifiques d'obscurs traités de psychanalyse! Votre regard oblique alors aussitôt sur les parties sexuées de mon corps: jambes, seins, bouche, etc., et on voit votre entre-jambe se mettre nettement à gonfler!

Je rougissais comme un scandinave en vacances aux Antilles, n'osant plus rien dire. Aucune cachette dans cette cour pour échapper à cette situation, je devais faire face.

-Bon, écoutez, Day ... vos fantasmes se lisent sur votre figure! Face à moi, vous vibrez de désir sexuel! Vous ne devez pas avoir honte, vous savez, faites moi confiance, cet exercice va dans le sens de votre thérapie, nous analyserons ensuite l'exercice et vous verrez que tout vous paraîtra logique.

-Oui mais non ... comment dire, oui, enfin, c'est vrai que j'éprouve certaines envies lors de nos séances, genre vous voir nue ou ... écarter les jambes, mais c'est ... enfin, ce ne sont que des fantasmes, il n'y a rien de concret, alors de là à me masturber comme ça, devant vous, on est en plein délire!
-Pour vous amener à comprendre vos névroses, j'ai besoin que vous soyez acteur de vos désirs!
Je ne suis qu'un catalyseur, vous savez, mais j'avais prévu ce blocage, c'est pourquoi je vais vous aider à démarrer.

Et pour la première fois depuis un an, ses jambes vibrèrent, sa jupe frémit, ses bras lâchèrent stylo et calepin pour agripper les rebords du fauteuil.
Et elle écarta les jambes! Doucement. Elle avait tout prévu, effectivement, car elle ne portait pas de culotte!
Je vis alors une petite chatte parfaitement épilée, aux lèvres fines et rosées que mes yeux dévorèrent illico! 
Ses jambes continuèrent leur mouvement jusqu'à les caler sur les bras du fauteuil, relevées juste comme il faut!

Je restais hypnotisé, séparé d'à peine un mètre de son intimité! L'été était bien là, empli de parfums apaisants. Et tout à coup , ses lèvres s'entre-ouvrirent et je respirais cette fleur parfaite, dont les pétales laissèrent échapper une perle de rosée ...

-Cela devrait vous aider, Day! A vous de jouer maintenant. Je veux que vous vous branliez devant moi jusqu'à jouir violemment. Imaginez que vous me recouvriez de votre sperme bien chaud alors que j'ai les jambes et la chatte bien écartées.

Je ne réfléchissais même plus, je ne cherchais même plus à masquer mes fantasmes derrière une pudibonderie et une gène de façade. Ses phrases délibérément accrocheuses m'hypnotisaient! Je m'exécutais, machinalement, je me levais et faisais tomber futal et caleçon sur les chevilles.
Je bandais depuis mon arrivée, comme d'ordinaire, mais de sentir ma queue à l'air libre et observée par ma psy, le sang pulsait dans les starting blocks. Je me rassis et les yeux toujours rivés sur son sexe parfait, je commençais à me branler consciencieusement!
Je jouis en fait assez vite! (A situation exceptionnelle, réaction émotionnelle!)
Mon sperme vint se répandre sur les dalles entre elle et moi, et je m'affaissais dans mon fauteuil. Elle sourit, sûrement ravie du résultat. Mais très vite, je me sentis honteux et sale. Je m'essuyais et me rhabillais. J'avais l'impression d'avoir perdu quelque chose, une profonde tristesse m'enveloppa. 
Elle redescendit ses jambes qui reprirent leur sempiternelle position croisée. Elle réajusta sa robe, et souffla légèrement, elle avait dû avoir une certaine émotion quand même.

-Voilà, Day, je suppose que vous devez ressentir une profonde tristesse maintenant non?
- ... oui, c'est vrai, je ne me sens pas terrible, là. Je ne comprend pas pourquoi j'ai fait ça en fait ...
-Day ... vous êtes quelqu'un recherchant le plaisir absolu! Vous considérez que votre quotidien est composé en majeure partie  d'événements fades et sans intérêt, que la réalité est globalement ennuyeuse. Votre esprit essaye alors de contracter cette réalité pour en extraire une sorte de substrat de jouissance, débarrassé de tout le superflu. 
-attendez, m'énervais-je, quel est le rapport avec ce que je viens de faire??  

- Eh bien, vous êtes une sorte de rêveur lucide, votre esprit cherchait autrefois à se surpasser, mais dans un univers restreint, vous avez doucement et inconsciemment renoncé devant ce constat. Petit à petit, vous avez renoncé à tout, vie amoureuse, vie professionnelle, vie sociale, et vous vous rabattez de plus en plus sur des plaisirs de substitution, primaires, faciles d'accès ... comme le plaisir sexuel!
Ce qui fait que dans un contexte que vous jugez ennuyeux, comme nos précédentes séances, votre esprit renonce à se battre pour exister pleinement, et ouvre la porte à vos fantasmes sexuels, car il s'agit du plaisir le plus immédiat, face à une jeune femme plutôt sexy.
En clair, parce que globalement vous avez renoncé à trouver votre place dans le monde qui vous entoure, spécifiquement, au quotidien, dans des situations intellectuellement fades ou conflictuels, vous vous réfugiez dans les plaisirs simples, qui sont devenus au fil du temps des drogues auxquelles vous ne pouvez plus résister.

Je ne savais plus quoi dire ...

-Cet exercice visait donc à vous mettre face à cette dépendance ... et je vous propose de commencer par apprendre à ne plus céder à ces pulsions. Vous allez devoir apprendre à vous concentrer et vous recentrer sur vous-même face à des situations comme celle d'aujourd'hui.


L'été fut horrible et formidable à la fois. Je devais en effet exprimer clairement mes réflexions sur divers sujets plutôt complexes, tout en faisant face à ma psy qui montait d'un cran dans l'érotisme à chaque séance.
Elle réitéra d'abord la technique des jambes écartées, pour ensuite se mettre complètement nue, puis se caresser le corps, prendre des positions de plus en plus chaudes, se masturber, et enfin user de godes ...
En deux mois, j'étais "guéri", mais je pense que ma psy allait à son tour avoir besoin de suivre une thérapie ;)

Par Day - Publié dans : Textes
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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /2010 19:19

Good Morning, Glory!!
Si je devais rendre grâce à quelque chose, se serait sûrement à cette amitié indéfectible et rigide comme un roc que me témoigne mon érection au réveil. Tous les matins, ma queue est là, au garde à vous, arborant fièrement ses armoiries turgescentes. Et le dimanche matin ne fait pas exception à la règle. Toujours là, fidèle au poste. Le jour du Seigneur sape bien souvent toute velléité frivoles pour rameuter ses ouailles à 8h du mat dans une caverne humide et camphrée, mais on ne peut faire défaut à une amante de 20 ans, et je savoure donc même ce jour là mon péché, capitonné dans mon lit.

Le réveil se fait en douceur, mes mains se baladent autour du gland, éprouvent la rigidité du membre en faisant levier, jouant comme personne d'autre ne peut le faire sur des ralentis subtils pour une jouissance crescendo.
Des images féminines se forment, des fantasmes se créent et mettent en place des situations et scénarios bien huilés.
Une alternance chaotique de dominations actives et passives, de visions bien peu avouables, de caprices et de faveurs accordées généreusement, et je bascule doucement vers une conscience plus nette, plus détaillée.
Mais ce jour là, le bouquet final sera repoussé, j'ai une autre affaire sur le feu.
Quand la religion quitte son poste, c'est l'amitié qui prend le quart et se rappelle à votre obligation d'être le minimum en retard possible à ses rendez-vous, à la 1/2h lubéronne près bien sûr. L'absolution tantrique attendra. 

Aaaaah le brunch! Quelle belle invention! Payer 15 euros pour manger, à midi, les yeux encore embrumés, des oeufs brouillés et de la charcuterie à tartiner pour tremper dans un café Havelaar colombien, le tout affalé dans un canapé subtilement rembourré et rapiécé trônant au sein d'une reproduction parfaite du "Central Perk" de Friends. 

Ma ferveur fraternelle n'était apparemment pas partagée et je me sentais un peu enfoncé dans ma solitude au milieu de bourrelets de cuir. Le serveur repassait régulièrement pour me menacer d'un remake de la Grande Bouffe, les bras chargés de 4 menus XXXL, réservés depuis 2 semaines et n'attendant que d'être avalés en 20min pour laisser la place à d'autres clients.

Puis un texto:"blokés axidan rer, 2h 2 retar fasil"
Aaaaaaaaaaah, put@$$#, les cons!!
- Vos amis arrivent bientôt? demanda le serveur, hautain. Les menus sont prêt à servir depuis maintenant plus d'une heure!
Il m'en remettait une couche et j'allais capituler sur l'autel de la honte en public et devoir avaler le tout jusqu'à la lie, quand une voix venue de derrière s'éleva: "Nous sommes avec lui, c'est bon, vous pouvez servir."

Trois splendides filles aussi blondes qu'un croissant au beurre sortirent du sous-bois et se présentèrent à moi.
-Heeeellooo, tu ne nous as pas trop attendues? C'est cool comme endroit! Ah, je prends la place sur le canapé les filles, dit celle dont j'apprendrai assez vite qu'elle s'appelle Kajsa, en regardant le serveur suspicieux.

Je ne disais rien. L'apparition de trois "vierges marie je vous salue ça va bien" avait fait naître un sourire qui ne me quitterait plus de la journée, et peut-être même des 2 prochaines années!

-Tu ne nous en veux pas trop de nous incruster? rajouta Kajsa lorsque le serveur s'en retourna tourmenter d'autres honnêtes parigots. On ne savait pas qu'il fallait réserver et si on reste dehors à se promener, on va attraper froid, rajouta Kajsa en ajustant son corps et sa mini-jupe à ma gauche sur le canapé, sa cuisse nue frôlant régulièrement la mienne.

'Attraper froid' aurait été un moindre mal, vu qu'avec le peu de tissu qu'elles avaient sur le haut du corps, la mort était plus indiquée.
-Pas de souci, répondis-je, en scotchant sur les body, débardeur et autre chemise ouverte jusqu'au nombril. 
Mes amis m'ont fait faux bond, il y a donc 3 menus qui n'attendent que 3 jolies bouches à nourrir.
Malin, assise sur le fauteuil face à moi, éclata d'un rire cristallin, tellement attendrissant que je tombais tout de suite amoureux. Elle croisait ses jambes interminables, merveilleusement galbées dans un pantalon de soie blanche très chic.
Erin, celle plus à gauche, me remercia et demanda dans un français parfait et une voix chaude si il y avait du saumon.

-Oui, il y en a, pourquoi, tu ne manges pas de viande?" me plongeant dans ses yeux verts clairs et zieutant furtivement son short en cuir qui semblait lui avoir été offert par un accessoiriste de film porno.
-Si si, mais comme nous sommes finlandaises, on mange du saumon quasiment tous les jours, même à Paris.
-Ooook ... et ... vous êtes venues là pour les études?

La discussion s'engageait naturellement, mes 3 compagnes du moment répondant en harmonie à mes questions, m'en posant à leur tour. J'apprenais ainsi qu'elles étaient venues pour des études de marketing il y a 3 ans, et qu'avec le diplôme en poche, elles bossaient depuis un an dans "l'événementiel underground".
-"Evénementiel underground", qu'est-ce que c'est? demandais-je naivement.
-Oh, eh bien, on organise des expos, petits concerts, performances d'artistes ou de clubs sur des thèmes ... comment dit-on ... en marge!

- Ah? C'est à dire? Quel genre d'expos ou performances?
- Eh bien ... par exemple, la semaine dernière, nous avons bouclé l'expo d'un gars qui propose des toiles de projections de pots d'échappement; la semaine d'avant, un groupe de traders voulait se faire percer le gland pour fêter leur bonus, dans le cadre d'une soirée orgiaque, on leur a trouvé un pro du piercing qui a "opéré" dans une cave super cosy, avec buffet, champagne et musique à fond. Et hier soir, c'était un club échangiste qui ouvrait et voulait faire un happening. On a travaillé depuis 1 mois pour leur installer une super déco, ambiance seventies, en forme de labyrinthe, remplis de recoins. On en vient là, on a fait l'ouverture, c'était cool, tout les clients ont apprécié je pense. Voilà, on nous demande d'organiser des trucs originaux et on y va à fond!

J'étais sur un petit nuage! Mais de quoi me parlaient-elles? J'avais devant moi 3 filles sublimes qui bossaient dans un univers à moitié destroy-porno, elles venaient d'une autre planète, impossible autrement.
- Ca a l'air ... intéressant ... mais comment vous est venue l'envie de bosser là-dedans? C'est par hasard? en essayant de garder un air affable même si je tremblais d'excitation de l'intérieur

- Oui et non. En fait, nous faisions déjà toutes les 3 des performances underground en solo pendant nos études; des gens croisés ici ou là nous ont demandé si on connaissait quelqu'un qui pouvait préparer des soirées discrètes un peu originales, et de fil en aiguille, nous avons monté notre boîte d'événementiel pour répondre à une demande qui est en fait immense.

- Vous faisiez des ... performances? De ... quel genre? Je frétillais, engoncé dans mon délire visuel.

-Hum ... bon, normalement, on n'en parle pas comme ça, toute l'info passe par des réseaux particuliers, mais bon, tu es cool et puis, sans toi, on ne serait pas assises là au chaud à se faire un bon brunch.
Donc, commença Kasja, Malin fait des exhibitions de bodypainting. A son arrivée, pour payer ses études, elle posait nue dans des cours de dessin et des étudiants lui avaient demandé si elle pouvait servir de support pour leurs peintures lors d'expos éphémères dans des galeries privées, rive droite. Le courant était bien passé, donc, elle a été demandée un peu partout.

- Moi, poursuivit Erin, je n'aime pas trop me montrer nue (ce qui était un comble au vu de son mini short et débardeur) mais j'adore le sexe, alors j'ai écumé les soirées un peu de chaudes de Paris à mon arrivée, et j'ai rencontré par hasard un éditeur qui bloqua sur ma voix et me proposa de faire des sessions de lecture de poésie, récits, essais érotiques pour des particuliers.
Il n'y avait aucun malaise. Les clients étaient sérieux, triés sur le volet et prenaient juste du plaisir à entendre raconter des histoires chaudes par une jolie fille. Voilà pour moi, me dit-elle avec un grand sourire.

Je me tournais vers Kajsa, qui attendait son tour pour se confesser.
- Eh bien, pour moi, c'est plus compliqué ... en fait, je fais des performances un peu spéciales ... le mieux serait que tu en vois une pour comprendre. On doit passer récupérer l'argent pour le boulot du club de cette nuit, et si ça te dit, j'organise une performance pour la fin d'aprem.

-Là? Aujourd'hui? Tu peux lancer ce genre de truc comme ça? A la dernière minute?
-Eeeh oui, justement, c'est ça qui est palpitant, je twitte la perf et les 150 abonnés de mon blog ont quelques heures pour s'organiser comme ils peuvent pour venir. Tu vas voir, ça va être marrant. Paris est bien pour ça, on peut exister et se faire plaisir sans que la plupart des gens ne se doutent de rien, s'émerveilla Kajsa.

-Paris vaut bien une fesse, marmonnais-je en essayant d'imaginer la suite de cette aventure.

Après un ptit tour pour récupérer l'argent du contrat au club échangiste, nous traversâmes Paris pour nous retrouver devant un petit immeuble du 20ème, dans une rue isolée et étroite. 

- Une finlandaise habitant Paris depuis 30 ans nous avait loué pour pas cher une cave assez grande dans cet immeuble pour que l'on puisse stocker nos affaires en arrivant en France, le temps de trouver un logement sérieux. Et en fait, comme il n'y a jamais personne ici, j'ai eu l'idée de transformer la cave en scène pour performance. Contrairement à Erin et Malin, je faisais déjà ça en Finlande, j'ai eu envie très tôt de me servir de mon corps comme d'un matériau artistique. Tu vas voir, on va installer le matos et les gens ne vont pas tarder.
La cave était effectivement super grande, 40m2 facile. Ca devait être un regroupement de plusieurs caves. Il faisait plutôt chaud grâce à la tuyauterie du chauffage collectif qui courait le long des plaintes. Elle était entièrement vide, avec une petite commode près de l'entrée, mais chose étonnante, il y avait des dizaines de petits anneaux rivés partout sur les murs, plafond et sol. Je ne comprenais pas à quoi ils pouvaient servir.
Les 3 finlandaises discutaient tranquillement dans leur langue en riant tous les 5 mots, et je commençais à me demander s'il ne s'agissait pas d'une sorte de blague à mon encontre, quand Kajsa, sans s'arrêter de parler, fit glisser sa mini-jupe, laissant apparaître ... ben rien!
En 3 secondes, elle se retrouvait à moitié nue devant moi, la chatte à l'air, rasée et lisse comme si elle n'avait jamais eu le moindre poil de sa vie. Puis dans la foulée, elle éjecta son body pour libérer des seins petits aux pointes dressées et rosées.
Malin se mit à pouffer suite à une remarque d'Erin, et elles poursuivirent en français.

-Voilà, dit Kajsa, comme je disais donc, je met mon corps à disposition de gens pour qu'ils expriment leur émotions artistiques à partir de pulsions sexuelles.

Sur ce, elle se plaça au milieu de la cave, écarta un peu les jambes, face à moi.
-Tu vas commencer, en attendant l'arrivée des autres. Ouvre la commode là-bas et prend une ficelle ... et puis allez, prend en 2, à mon avis, quand tu auras vraiment compris le but de la performance, tu voudras en utiliser une autre, sourit-elle.

Sans trop comprendre, je me dirigeais vers la commode, qui contenait un tas énorme de ficelles avec un mousqueton et une pince à chaque boût. J'en pris donc 2 et me rapprochais de Kajsa.
Un gars d'une quarantaine d'année fit alors son apparition dans la cave et Malin s'occupa de l'acceuillir, lui demandant les "5 euros habituels". Il avait déjà le billet dans la main, et en habitué, alla ensuite directement récupérer sa ficelle.

- Voilà, Day, il suffit que tu laisses remonter une pulsion sexuelle et que tu l'extériorises en attachant le mousqueton à n'importe quel anneau que tu vois, et que tu fixes ensuite la pince sur n'importe quelle partie de mon corps. Tu n'as pas à t'inquiéter pour la douleur, je suis habituée. Tu as le droit de la fixer n'importe où, sauf sur les paupières et l'intérieur du corps.

Je restais debout comme un con. Qu'est-ce que c'était que ce truc? L'idée me faisait bien sûr triper mais je n'osais pas vraiment bouger.

-C'est ça ta performance? lui demandais-je. Tu te fais épingler? C'est tout?

Elle sourit et me dit:"Ecoute, te pose pas de question pour ta première ficelle, vas-y, lâche-toi, attache-la où tu veux et tu comprendras mieux l'intérêt de la chose d'ici 1h quand on stoppera la performance.

Déjà, 5 autres personnes étaient arrivées et attendaient leur tour, la ficelle à la main. Je me sentais un peu niais et candide, mais très vite, je compris que j'assistais à quelque chose de pas banal et que j'avais envie de jouer le jeu à fond.
Maladroitement, j'attachais le mousqueton un peu au dessus de Kajsa et je errais à la surface de son corps sans trop savoir où accrocher la pince. J'hallucinais encore de voir cette fille d'à peine plus de 20 ans, nue, sculpturale, offerte à tous les regards.
Bizarrement, personne ne me pressait, je me sentais bien, et j'optais pour sa hanche.Je réajustais la longueur de la ficelle pour qu'elle soit tendue et je pris du recul, ne sachant pas trop si j'étais satisfait ou pas.

Kajsa sourit, et dit "au suivant" d'une voix douce.
Il y avait maintenant une vingtaine de personne dans l'entrée de la cave, dont une bonne partie de femmes, ce qui m'étonna sur le coup.
Le quadra s'avança, fixa le corps de Kajsa, lui sourit et mit la corde à l'horizontale, face à elle, accrochant la pince sur le téton droit. En tendant la corde, le sein se projeta à son maximum en avant, n'arrachant même pas un frémissement sur le visage de Kajsa.
En chuchotant, je demandais à Malin si on pouvait déplacer ainsi le corps de Kasja.
-Oui, tu peux faire ce que tu veux, c'est toi l'artiste là et elle, elle n'a pas à freiner ton élan, mais il faut que ton approche respecte le travail des autres, c'est important, tu peux la faire bouger dans les limites physiques et d'apesanteur, mais il ne faut pas que cela détruise la fibre artistique des autres participants. Comme tu vois, le principe est de pouvoir exprimer ses bas instincts sexuels face à une fille sexy, et de s'apercevoir que dans cette configuration très précise, cela génère un art particulier.

Alors que je commençais à saisir la portée de l'événement, un trentenaire fixa la pince sur la grande lèvre gauche de la chatte de Kajsa, et tendit la corde pour que cela ouvre à moitié l'entrée de son vagin.
Une femme s'occupa ensuite de son second téton, puis de fil en fil, Kajsa se vit pincer la 2ème grande lèvre, puis le clitoris, quelqu'un lui écarta plus grand les jambes pour accrocher les fesses et les cuisses, puis, ce fut le tour des bras que l'on écarta pour l'occasion, des joues, cheveux, bouche, aisselles, les tétons à 3 nouvelles reprises, à nouveau les pans de son sexe, son pubis, nombril, fesses, le tout dans un enchevêtrement de fils indescriptible.
Au bout d'une heure, nous étions 60 entassés sur les côtés de cette cave, avec Kajsa, posée au centre, écartelée de toutes parts. Cela ressemblait à une expérience scientifique sans nom. Mais il s'en dégageait un érotisme terrible. Je comprenais maintenant l'idée, le but de ce genre de performance, et lorsque Kajsa me dit:"Allez Day, tu termines, utilises ta 2ème ficelle", je n'hésitais pas une seconde, je me frayais un chemin à travers les fils, j'écartais ses fesses et je fixais la dernière pince sur son anus. J'entendis un imperceptible "mmmh", qui me fit bander tout de suite. Je me relevais en restant légèrement courbé, et me mit face à elle, puis je la regardais droit dans les yeux, cette fois satisfait.

Une semaine plus tard, je quittais mon boulot, récupérais l'argent que j'avais de côté et j'investis dans ce concept d'événements "underground". Contrairement au premier feeling que j'avais eu vis à vis de Malin, j'eus une relation fougueuse avec Kajsa, pendant 2 ans, avant de revenir bosser dans la compta, mon premier boulot. Mais l'expérience fut inoubliable. 

 

Par Day - Publié dans : Textes
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /2010 19:16

La corde était trop courte ... j'avais mal évalué la longueur!!

Je me retrouvais du coup avec 102 kgs de chairs bien ficelées mais sans pouvoir faire de noeud pour consolider le tout, les deux bouts de la corde dans les mains, à un mètre l'un de l'autre.

"Qu'allez-vous me faire, maître?" demanda le saucisson brioché.

Une sueur froide vrilla mon échine ... début d'angoisse. Dans ce genre de situation désespérée, la meilleure défense étant l'attaque, j'optais alors pour une réponse politicienne.

"Ach, mais vas-tu te taire, pissotière!! Tu veux encore que j'urine sur ton visage, c'est ça? Dis encore un mot et c'est ce à quoi tu auras droit!" Elle ne moufta plus un mot.
J'avais gagné 1 à 2 mins de répit, mais il allait falloir faire quelque chose, mon sac de noeud n'était toujours pas résolu et si je voulais encore faire illusion en tant que maître es-bondage, il fallait que je trouve le moyen de fixer ces satanés bouts de ficelle.
Bon, faisons un tour rapide de la situation, j'aurai peut-être une idée éclair.
Mon hôtesse, Mme Packpapier, avait un genou en l'air, retenu par une corde à un gros anneau au plafond, et collé à son sein gauche par une attache derrière son dos. Son autre téton teuton était compressé comme il faut. L'autre pied reposait parterre, sur sa pointe, et ses deux bras étaient reliés par les coudes dans son dos, et censés être maintenus en l'air par le retour de la corde du genou à travers l'anneau. Seulement la corde était trop courte, et après avoir tiré le tout et donc soulevé en partie le quintal de ma bourgeoise de cliente (Au passage, le principe d'Archimède m'aurait bien aidé, mais il semblait qu'il m'avait lui aussi abandonné sur ce coup-là!), je me retrouvais dans ma damnée position.

Tout était donc en équilibre: le corps de Mme Packpapier et ma crédibilité.
J'avais pourtant sacrement potassé le "Guide du bondage" par Kristine Imboch, alias "Lorelei", clin d'oeil patriote à ma cliente fortunée. Seulement, j'avais dû rater une étape, et au final, je n'allais pas tarder à être démasqué. 
Je n'aurais pas dû me faire la main sur une riche héritière d'industriel de Basse-Saxe; mauvaise idée, ou du moins, j'aurais peut-être dû revoir mes qualifications (inexistantes à vrai dire) à la baisse. J'étais censé être ligoteur de haute volée, et je n'étais même pas capable de calculer une longueur de ficelle!
Seulement voilà, des problèmes financiers, une rencontre fortuite dans un club libertin et 10 000 euros pour une séance de sauterie à la corde avaient eu raison de mes doutes. 

Quelle idée aussi d'avoir envie de se faire ficeler comme un gigot!
Mais le plus éprouvant dans mon cas était que Mme Packpapier voulait non seulement être entièrement nue, mais que je l'accompagne sur ce plan, ce qui donnait une sorte de couple originel légèrement surréaliste. Elle avait ensuite exigé que je commence par lui enfoncer un gros gode "plug" dans le cul, qu'elle voulait garder en elle pendant toute la séance. Cette option imprévue dans le contrat pourtant bien ficelé au départ fut suivie d'une demande d'injures et d'une séance d'urologie ... super!

Je restais coi et inerte, et j'aurais dû renoncer devant cette surenchère de souhaits bizarres, mais la vénalité était l'un de mes vilains défauts, et lorsqu'elle se retourna pour se pencher en avant, ses mains aux ongles longs et violacés, écartent deux masses flasques qui n'avaient de "fesses" que le nom, je m'exécutais, la rallonge de 2000 euros m'ayant reboosté un peu.
Pourtant, malgré le lubrifiant et beaucoup de volonté de sa part, et je dois le reconnaître, de la mienne, il m'avait été impossible de lui enfoncer ce plug jusqu'à la garde. Dès que je le lâchais, un phénomène de ventouse inversée l'expulsait violemment. J'avais donc dû le maintenir au maximum enfoncé en l'attachant avec une corde autour de la taille...
MAIS BIEN SÛR !!! Voilà où étaient passés mes centimètres de cordes qui me faisaient maintenant défaut !!!
Je maudissais ce fichu gode en maugréant doucement! Qu'elle idée de céder à ce caprice anal, bon sang!

C'est alors qu'en relevant la tête, je vis de fines coulées de plâtre sur la teinture rousse de Mme Packpapier

Le gros anneau semblait donner des signes de lassitude! J'avais pourtant émis mes doutes quant à sa robustesse, mais elle m'avait séché en m'apprenant qu'il avait supporté un lustre style Louis II pendant près d'un siècle, sans laisser une seule craquelure au plafond. 
Seulement, la taille de guêpe qu'avait pu avoir Mme Packpapier devait justement remonter à des lustres, parce que je voyais maintenant très clairement une fissure partant de l'anneau et s'échappant à plus de 40cms. 
J'entreprit alors de relâcher doucement la corde pour soulager l'anneau, mais il était trop tard, celui-ci se détacha d'un coup sec , me faisant basculer en arrière, impuissant dans ma nudité, emportant le paquetage avec moi.
Mme Packpapier ne sembla pas comprendre ce qu'il se passait car elle n'émit aucun son, du moins, jusqu'à ce qu'elle tombe sur ses fesses en plein sur mon ventre. Sous le choc, le plug anal finit de s'enfoncer brusquement jusqu'au bout, laissant échapper de la gorge gutturale de ma bourgeoise un énorme juron ... ou une syllabe de plaisir, je ne sais pas ... la langue allemande, vous savez.

J'eus toutes les peines du monde à me relever de cet assaut, puis encore plus à retirer le gode, et je pense finalement que les 12000 euros qu'elle me versa sans une parole, furent surtout un signe de remerciement pour cette dernière action désespérée.

 

 

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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /2010 19:17
Encore un matin moribond. Une sale météo avant de m'engouffrer dans le métro et un quasi casus belli au lever du lit avec ma régulière. Elle s'était levée tôt, nue, bronzée à souhait, fraîchement épilée de la veille par mes soins, mais j'avais eu le malheur de penser tout haut aux 118g de trop de son corps subtilement bodybuildé lorsqu'elle mit le pied sur sa balance; et voilà que je devais battre en retraite, dehors, à 7h30, chagrin, sous un crachin battant pavés.
Depuis la semaine passée, l'ambiance à l'appart s'était détériorée. Des amis, une soirée arrosée, des rires stupides, un pari anodin, un bras de fer avec ma douce ... enfin ... douce ... je me suis pris une dérouillée en règle, oui! Et avec pour cerise sur le gâteau de ma honte, le petit cri suraigu que j'éructais au moment où mon bras se tordait vers l'arrière. Deux jours plus tard, je trouvais sur mon bureau un cadeau ces "amis"/collègues: une culotte, avec comme petit mot l'accompagnant: "Ta moitié devrait la porter à merveille!"
La honte, donc, et depuis cet épisode, je perdais la face dans tous les duels du quotidien, la cuvette des toilettes, les chaussettes routardes, l'espace vital des produits cosmétiques, ... je me repliai dans l'anti-chambre de ma virilité à chaque assaut verbal; voire physique! Car sexuellement aussi je n'en menais plus large. La veille au soir, j'avais voulu prendre le dessus en la retournant par surprise en levrette au beau milieu de ma mission quotidienne; j'étais bien calé sur mes pieds, mais alors que ma queue glissait au fond de sa chatte huilée et que je souriais triomphalement, elle contracta son vagin, apparemment lui aussi bodybuildé, ce qui m'extorqua à nouveau ce petit cri suraigu qui semblait dorénavant être ma marque de fabrique. J'étais bloqué et j'avais beau pousser ses hanches, mon membre dur restait prisonnier du ciment de mon calvaire.
Et alors que je cherchais une issue de secours, je me sentis partir en arrière; elle avait réussi à prendre appui sur ses mains et donner un coup de rein formidable pour m'entraîner avec elle. 
Je me retrouvais sur le dos, et elle dessus; elle pivota sur elle-même, tout en me gardant en elle, et me bloqua les bras avec ses pieds. Son "Ah aaaah, c'est qui la plus forte?" me fit alors l'effet d'une grosse gifle! J'avais à nouveau perdu la face. 
Loin de s'enquérir de ma fierté, elle reprit de plus belle en roulant des hanches et jouant avec mon sexe comme si je n'étais pas là. J'étais devenu un simple gode sur patte. Cependant, je ne débandais pas, car il faut dire qu'elle savait manier la verge aussi bien que le verbe. Ses pieds toujours en appui, ses mains plantées sur ma poitrine, elle jouait des abdos pour effectuer des va-et-vient torrides. Je voyais ses seins galbés et durs se perler d'une sueur suave. Je décidais de renoncer à toute lutte et, pour l'instant en tout cas, m'abandonner aux sensations somme toute agréables.

Cependant, la rupture n'était plus très loin, je le sentais bien, et comme à chaque histoire de coeur évoluant défavorablement, je me prenais à fantasmer sur un nouveau modèle féminin ... cette fois-ci plus empâté, plus conciliant. Mis plus bas que terre par cette Artémis du sexe, je plannais ce matin, là, sous terre, entre les rails.
Je m'évadais souvent ainsi durant les 30mins de trajet de ligne 1 que j'effectuais matins et soirs, me façonnant un idéal féminin dans les méandres de mon imagination. Je la voyais tantôt innocente, tantôt joueuse, d'une nature indescriptible car évoluant au gré de mes envies, calquée sur mes humeurs, bref, une chimère, je le savais bien.
J'avais réussi à m'asseoir avant le raz de marée de Châtelet, redonnant un peu de privilèges à une vie bien terne en ce moment.
Je savourais ainsi mon éphémère promotion sociale en toisant d'en bas les ombres grises des mines déconfites et envieuses, restées debout.
Comme tout suzerain au milieu de ses ouailles, je me lassais de ma propre contemplation et me détournait vers une occupation plus exotique: mon portable!
Je bidouillais dans les menus à la recherche d'options originales, lorsque je tombais sur la fonction "Bluetooth". J'en avais entendu parler mais n'avais pas encore eu l'occasion de la tester. J'activais l'option, et tout à coup, je vis une liste de 8 personnes connectées. Je  relevai la tête mais la densité de la foule présente ne me permettait pas de voir qui était penché sur son téléphone. Des pseudos divers, comme "XSD-56930", "Ludo" ou "Iphone231", et puis un particulièrement attirant ... "perle docile"! Ouaah, excitant!
Je re-relevais la tête, mais toujours cette foule d'anonymes, impossible de percer ces carapaces de paralysés du visage.
je revenais à mon telephone pour découvrir qu'il y avait une autre option: le partage de fichiers! et surprise, en sélectionnant ce doux pseudo, j'avais accès à un répertoire de photos!
Je me calais dans mon siège et tout en masquant la fenêtre de mon telephone, je cliquais sur l'une d'elles.
Une épaule dénudée, des cheveux blonds tombant en cascade, un tatouage tribal. Sympa. Allez, une autre.
Le choc! une paire de fesses écartées par des mains aussi magnifiques que la rondeur parfaite de ces courbes et de cette chatte tondue presque à ras, cerclée d'un piercing clitoridien.
Je voyais des lèvres et un cul offerts, ouverts, invitant à la luxure, frais comme la rosée, généreux. Je n'en revenais pas! Je cachais aussitôt mon portable, tout confus. Je jetais des coups d'oeils discrets autour de moi. Des blondes, il y en avait une bonne vingtaine, laquelle était cette coquine qui s'offrait en pâture aux yeux encore embrumés d'une nuit trop courte?
Seules 4 filles retenaient mon attention de par leur beauté, et je me prenais à fantasmer sur l'une d'elles se prénommant "perle docile"... 
Les stations défilaient et si je voulais en voir plus, il me fallait me dépêcher. Je reprenais mon portable et ouvrais les photos suivantes, qui étaient toutes aussi hallucinantes les unes que les autres. Cela allait de positions SM à des ports de lingeries affriolantes. Elles correspondaient toutes à la même personne, car je retrouvais des signes physiques distinctifs.
Je commençais à bander sévère, mon costume de boulot se tendait sous la pression et j'allais devoir user de ma sacoche pour masquer mon érection entre le métro et le taf. J'étais en train d'admirer la 9ème photo, une superbe sodomie, lorsque je perdis la connexion! Panique à bord! Heureusement, j'avais eu le temps d'enregistrer les premières, mais cela voulait surtout dire que mon inconnue était descendue à la dernière station. Je me relevais pour apercevoir le quai fuyant, mais trop de monde, trop de vitesse, trop de blondes lointaines! Dammit! J'avais raté le coche!
Je bousculais mes ouailles pour m'extirper de cette boîte en fer et descendre au prochain arrêt, mais il faut croire que ces manants me faisaient payer mon ancienne gloire en ne bougeant pas d'un iota. Je pestais, râlais, soufflais, rien n'y faisait ... j'avais tout perdu ... fille salace, face et place de choix.

Je restais debout, coincé à l'aurore sous des auréoles odorantes, déchu et déçu. J'arrivais cependant à me caler contre la paroi du wagon et ressortait mon téléphone, pour soupirer à nouveau sur les photos chapardées. 
C'est alors que je reçus un message m'invitant à partager un fichier avec un autre telephone! Mon bluetooth était encore actif apparemment et d'autres personnes m'avaient vu connecté! Le pseudo affiché était:"Gorge profonde"
Mon excitation rebondissait et le coeur palpitant, je cliquais vite sur "accepter" dans l'espoir vicieux de voir des photos léchées de pipes aguichantes!
L'image apparut ... les traits floutés d'un gros barbu chauve en train de sucer un sexe malingre et rosacé ... pouaaah ... quelle horreur!!!! Je cachais vite mon portable et relevait la tête au terminus, dégoutté, juste à temps pour voir que le bonhomme aux auréoles face à moi n'était autre que mon gros barbu tout moche ... re-pouaaaaah.
Ce voyage était un peu comme un bon bol de framboises ramassées dans le jardin. On les déguste, on les savoure et tout est gâché par la dernière sur laquelle une punaise s'est promenée et a laissé un goût horrible ...
Je le regardais 1 seconde de trop, le barbu devina tout et me décocha alors un sourire vicieux, et je sorti mon petit cri suraigu ...

à suivre ...



 
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /2010 19:18

Ma peau était lisse, un vrai plat Tefal!
Pour la première fois, je venais de tenter le rasage intégral, aisselles, bras, torse, ventre, pubis, sexe, inter fessiers, jambes, barbe et crâne. Il ne me restait que les sourcils, histoire d'éviter les remarques angoissées à propos d'une éventuelle chimio.
La sensation était surprenante, de simples brises anodines ou frottements de vêtement me laissaient des empreintes tactiles nouvelles, exacerbées.
Trois heures pour n'oublier aucun poil, une bombe entière de mousse au menthol, un rasoir main pour scalper au plus près.
Je passais de longues minutes à mater mon allure, mon profil, mon galbe glabre, la vision était parfaitement reliée au toucher, je sentais presque la caresse du regard.
Seule ombre, les éclaircies marquées par un bronzage passé et pileux.
Je n'aimais pas ces disparités, je voulais façonner une image sans frontière, continue, il fallait donc enchaîner par de nouvelles séances de bronzette intégrale; de toute façon, marques ou pas, j'avais hâte d'être nu en plein air pour découvrir ces nouvelles sensations sur ma peau de nouveau né.
La plage naturiste était à quelques kilomètres, un simple short, débardeur et tongs en osier, et zou, la voiture suivait de mémoire ce trajet maintes fois emprunté.
Déjà, ma queue frétillait de prémices frissons propices à une future érection, et il me restait encore quelques kilomètres... dammit, ça n'irait pas, je connaissais mon corps, impossible que j'arrive "indemne" à la plage ... je devais me dérouter vers un lieu plus isolé.
En cette saison: la digue! Isolée et difficile d'accès. Un abri en béton à son extrémité, assez haut pour être à l'abri des regards vagabonds si on arrivait à se hisser sur le toit en plate-forme.
Je me gare sous un arbre à l'écart de la route et fonce à travers dune, mon début d'érection indiquant la direction à suivre.
Quelques dizaines de mètres à découvert pour traverser le chemin crayeux et me voilà sur le brisant.
Quelques âmes croisées qui reviennent de l'horizon, seuls quelques oiseaux marins m'accompagnent, parfait, j'avance serein dans la perspective du plaisir, vers ce cabanon de béton qui s'érige en temple maya, autel offrant au ciel mon sacrifice orgasmique à venir.
Deux coups d'oeil aux alentours, un peu de leste grimpette et me voilà sur ce toit, en plein soleil et offert aux bises d'embruns. Je me désappe, les sensations sont extraordinaires, j'ai l'impression d'être un prototype vivant pour des essais de dynamique des fluides.
Je n'ai jamais eu de pensées homosexuelles, genre jouer au cheval de Troie avec Brad Pitt, ou faire le piquet sous la tente en compagnie de Heath Ledger et Jake Gyllenhaal, mais ma part "exotique" éructait à ce moment-là, je voulais subir des assauts sexuels; je me cambrais ainsi pour sentir les saccades salaces du vent s'immiscer entre mes fesses pour lécher mon anus lisse, d'une langue fraîche et onctueuse. 
Je savourais tous les effets que me procurait cette séance de naturisme, ma queue rutilante, polie et bien élevée vers l'azur.
J'étais en totale érection, la sueur perlait à grosses gouttes et glissait sur mon corps laqué comme s'il s'était agit d'une huile de cuisson. Je n'en pouvais plus, je jetais un oeil en bas de la baraque, pas un chat. Je me mis à me masturber, les jambes et les reins arqués. J'exécutais mon travail de forçat très au sérieux, discipliné, en bon bagnard, sous le cagnard.
Je regardais le ciel empreint de quelques giclées laiteuses, mon excitation au firmament, ma main calleuse bien calée autour de ma verge. Au bout de quelques minutes, une vague de jouissance déferla et je rajoutais ma touche pastel au décor céleste.
"Ô, mouette, suspend ton vol!" 

à suivre ...

 

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